Mardi 13 octobre, une enquête du Guardian a affirmé que l’emprise de Patrice Motsepe sur la CAF, la Confédération africaine de football, se relâche. En cause : un revirement sur la périodicité de la Coupe d’Afrique des nations. En décembre 2024, la CAF avait annoncé que le tournoi se jouerait tous les quatre ans à partir de 2028. Dix mois plus tard, Motsepe a évoqué un maintien tous les deux ans, un changement qui devrait être confirmé lors de la réunion du comité exécutif de la CAF à Abidjan en novembre. Selon le Guardian, certains dirigeants ont « perdu confiance » en lui.

Motsepe a indiqué qu’il ne briguerait pas de troisième mandat en 2029, et le Guardian cite quatre personnalités qui se positionnent pour lui succéder :

  • Samuel Eto’o, président de la FECAFOOT et membre du comité exécutif de la CAF ;
  • Ahmed Yahya, vice-président de la CAF ;
  • Yacine Idriss Diallo, président de la fédération ivoirienne ;
  • Souleiman Waberi, de Djibouti.

Le quotidien ajoute que la succession pourrait se jouer sur le soutien du président de la FIFA, Gianni Infantino.

Ce qui est confirmé : personne n’a déclaré ni déposé de candidature, et aucune élection anticipée n’a été convoquée. La notoriété d’Eto’o est un atout, mais, comme le souligne Camerounweb, une course continentale se gagne par des alliances entre fédérations et un bilan de gestion solide, ce qui mettrait en lumière les différends internes de la FECAFOOT.

Un Camerounais a une vraie chance de diriger le football africain. Premiers signaux à surveiller : la réunion d’Abidjan en novembre et toute déclaration d’Eto’o lui-même.

Sources : Actu Cameroun, Foot Mercato, Camerounweb